Cameroun – la croissance dit merci à la CAN 2019 !

Cameroun - la croissance dit merci à la CAN 2019 ! Cameroun - la croissance dit merci à la CAN 2019 !

Malgré des difficultés conjoncturelles engendrées par la baisse des cours de pétrole, la croissance de l’économie camerounaise atteindra les 4% cette année selon le FMI. Cette dynamique encore fragile est en grande partie dû à la contribution du secteur de la construction qui connait un boom grâce aux investissements publics destinées à préparer la CAN 2019.

Le Cameroun a réussi son examen de passage régulier auprès du FMI qui vient de passer en revue, le programme convenu par les deux parties et qui est appuyé par une assistance financière au titre de la Facilité élargie de crédit (FMI). A l’issue de la mission qui a séjourné à Yaoundé, du 4 au 5 juillet, le Conseil d’administration du Fonds a achevé son deuxième examen et a approuvé, le 6 juillet, un décaissement de 77,8 millions de dollars en faveur du pays. A titre de rappel, l’accord FEC de trois ans conclut le 26 juin 2017 donne au Cameroun l’accès à un appui financier de près de 680,7 millions de dollars américains, en contre-partie de la mise en œuvre de réformes structurelles.

Selon les estimations du fonds, la croissance a ralenti en 2017 principalement en raison d’une forte baisse de la production pétrolière et malgré le rebond graduel des prix internationaux constaté les derniers mois. « Les perspectives macroéconomiques pour 2018 restent positives, avec une croissance qui devrait rebondir à 4%, tirée par le démarrage de la production de gaz, les activités de construction pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 (CAN) » a anticipé le Fonds qui a également rappelé les engagements des autorités sur l’adoption de réformes économiques visant à rétablir la viabilité budgétaire et externe ainsi qu’à soutenir la croissance du secteur privé. Toutefois et malgré certains points positifs relevés par le Fonds, beaucoup reste à faire pour assainir la situation macroéconomique.

« La performance du Cameroun dans le cadre de son programme appuyé par la FEC a été mitigée dans un contexte de ralentissement de l’activité économique et de préoccupations sécuritaires. Les dépassements de dépenses en fin d’année compensent la forte collecte de recettes non pétrolières, ce qui se traduit par un déficit budgétaire plus élevé que prévu. Néanmoins, la mise en œuvre des réformes structurelles a été globalement satisfaisante et les avoirs extérieurs nets se sont accumulés plus rapidement que prévu en raison d’un resserrement du déficit du compte courant », a déclaré Mitsuhiro Furusawa, le directeur général adjoint et président par intérim à l’issue de l’examen.

Afin de rectifier le tir, les autorités ont promis de mettre en œuvre des mesures correctives pour remettre l’ajustement budgétaire sur les rails cette année, notamment à travers une loi de finances rectificatives qui va se traduire par un resserrement des contrôles des dépenses. « La mise en