Burkina Faso – Traces de Pétrole : l’Etat doit se préparer en conséquence

Traces de Pétrole au Burkina : l’Etat doit se préparer en conséquence Traces de Pétrole au Burkina : l’Etat doit se préparer en conséquence

L’Ouest du Burkina Faso, bientôt une région pétrolière. L’hebdomadaire burkinabè, l’Economiste du Faso, indique que des indices d’hydrocarbures ont été détectés dans cette partie du pays. Le journal n’est pas le seul à jeter ces pistes, puisqu’il se trouve que la recherche au niveau du Ministère concerné, a également trouvé des indices, c’est-à-dire, des traces de pétrole au niveau du sol Burkinabè. 

Chose qui peut apparaitre logique, quand on sait que le Burkina est situé entre deux pays pétroliers. Le Burkina est entouré au Sud par le Ghana et la Côte Ivoire qui exploitent déjà leur pétrole, et au Nord par le Mali. Au Mali, il y a trois bassins pétroliers, dont un bassin se trouvant dans la région de Mobti. Et le pays se situant entre ces deux pays, on ne peut dire que le pétrole a enjambé ces deux pays pour se retrouver au Mali, soutient le Journal. L’hebdomadaire avance également que c’est ce qui a dû motiver la recherche dans ce sens des géologues sous le couvert du Ministère. 
En rappel, c’est la même hypothèse qui avait conduit à la recherche et à la découverte des mines d’or dans le Nord du pays. 
Pour l’Economiste du Faso, le gouvernement serait déjà au parfum de cette importante découverte, et a même prit les mesures pour la promotion du secteur.


Par ailleurs, il apparait incontournable que le Gouvernement, pour permettre une mise à jour, pousser la recherche, et permettre à des investisseurs de venir, se dote d’un cadre règlementaire. Le code minier actuel exclut les hydrocarbures. Il concerne seulement les mines solides. 
La lueur d’espoir se profilant à l’horizon par cette probable découverte de l’or noir, a surement valu l’introduction de ce rapport en conseil des Ministres, du 7 février, à en croire le journal. Suite à ce rapport, le gouvernement, retenons, a décidé de règlementer le secteur, pour permettre non seulement d’attribuer des permis de pétroles à des investisseurs, mais aussi faire la promotion du secteur, afin attirer d’autres investisseurs dans le domaine. 
En outre, cela ne doit laisser le gouvernement se plaire dans une quelconque distraction. Il a du pain sur la planche. Si le pays veut tirer grand profit de l’or noir, il se doit d’investir dans le volet recherche. Le pays doit savoir réellement ce qu’il dispose comme ressources naturelles. Nous espérons sincèrement ne pas vivre ce que nous vivons au niveau de l’or.

« Le pétrole du Burkina doit être au profit des burkinabè » 
Quand on sait comment l’or est exploité dans ce pays, avec des accords dont la nature et la qualité laisseraient à désirer, et où l’impact social se justifie muettement, cette ressource nécessite que toutes les dispositions nécessaires soit prises à l’avance. 
Voyez-vous, pour que cela ne soit pas du gâchis pour le pays, il sied, honnêtement, avant qu’on ne se lance dans une quelconque exploitation, revoir surtout la qualité de la gouvernance. Pas pour être pessimiste, mais souvenez-vous de la « thèse de la malédiction des ressources naturelles ». Nous pouvons le constater dans plusieurs pays, où ces richesses, objet de toutes les convoitises du monde, n’ont apporté que guerre, conflits, rebellions et désarroi. 
Aussi, le gouvernement doit commencer à envisager la création et la formation de ressources humaines pour se faire. Il doit former sa jeunesse dans ce domaine. 
Pour l’instant, l’exploitation de ce problématique gisement de pétrole n’est pas pour demain. Mais pour autant, l’Etat doit orienter son voile pour refonder sa vision, afin d’affronter les différents enjeux et défis liés à cette probabilité.

 

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